Style de construction

Construction traditionnelle de Bretagne

La maison de Bretagne en granit couverte de chaume sont de plus en plus rare est les matériaux le plus courant utilisé sont le pisé et la couvertes en ardoise grise ou brune.

Construire en Bretagne

Les matériaux
Sur les côtes bretonnes, le granit est le matériau le plus courant; il peut être violet dans les Cornouailles, gris sombre dans le Trégor, rose vers Ploumanac’h. Il est partout utilisé en gros blocs, plus ou moins régulièrement taillés et disposés en rangées horizontales. Les joints sont formés soit de petites pierres plates, soit d’un ciment en bourrelet saillant, parfois souligné à la chaux.

Vers l’intérieur des terres, les pierres schisteuses concurrencent le granit; ces deux matériaux sont ici employés en blocs beaucoup plus petits.
Dans les constructions les plus pauvres, les murs sont en pisé et, seuls les soubassements, les angles et les encadrements d’ouvertures de la maison sont en pierre.

Les toits

Dans toute la Bretagne, la toiture obéit à peu près aux mêmes règles architecturales. C’est une toiture à deux pentes fortement inclinées et toujours comprises entre deux murs pignons. Elle était primitivement couverte de chaume, ce qui explique la disposition du pignon et le soin qu’on y apportait. On en trouve beaucoup aujourd’hui qui sont couvertes en ardoise grise ou brune.

La maison rurale côtière ne comporte jamais de lucarnes; même à l’intérieur, elles sont peu nombreuses
et toujours recouvertes d’une petite toiture à double pente. Dans les petites villes, cette toiture est souvent compliquée d’un auvent et la lucarne elle-même est surmontée d’un fronton.

Les cheminées sont importantes, construites en pierres bien appareillées et surmontées d’un couronnement mouluré assez saillant.
Elles prolongent généralement les deux murs pignons. Il n’y a parfois qu’une cheminée, mais l’autre pignon supporte alors une fausse cheminée, de forme identique.
Les ouvertures.

La maison côtière (surtout dans le nord et le Finistère) n’a que très peu d’ouvertures et de très petite taille. Ses fenêtres font songer à des meurtrières. Elles sont souvent coupées en deux par un meneau central de maçonnerie, ou formées de deux ouvertures jumelles. Beaucoup sont entourées de moulures caractéristiques ou surmontées par un arc en accolade. Leur appui est important et parfois également mouluré.

A l’intérieur des terres et dans le Morbihan, les fenêtres sont plus nombreuses et plus larges, mais moins ornées.

Les portes de la maison côtière sont basses et étroites, surmontées d’un linteau droit ou d’une moulure en arc. Les pieds-droits sont soulignés par de gros blocs, parfois sculptés. Les inscriptions et les emblèmes gravés dans le linteau ne sont pas rares.

Le plan type d’une maison en Bretagne.

La maison rurale ou côtière de Bretagne se caractérise, lorsqu’elle est isolée, par une certaine difficulté d’accès. Le chemin ou le sentier qui y conduit est toujours sinueux et encaissé.

Sur la côte, l’habitation ne comporte qu’un rez-de-chaussée rectangulaire dont le grand axe est orienté ouest-est.

La porte est généralement située au centre de la façade et donne sur un couloir: d’un côté, la salle commune dont le fond servait autrefois de dortoir, de l’autre la cuisine; au bout, une échelle conduit au grenier.

A noter

Les pignons:

Leur mur se termine par une grosse pierre d’angle en saillie, sur laquelle vient buter également la corniche de la façade. De cette pierre, qui est souvent ornée d’inscriptions ou d’emblèmes, part un fronton triangulaire gainé par deux rampants curvilignes, ou à pans coupés. Tout en haut, ces deux rampants se terminent en formant la cheminée. Ces pignons avaient pour objet de maintenir serré le faîtage de la couverture de chaume.

Les fenêtres d’angle : toutes les ouvertures sont situées sur la façade (orientée au sud). Toutefois, quelques maisons comportent une fenêtre située sur un pan coupé à l’intersection d’un mur pignon et du mur postérieur. Cette ouverture était destinée à surveiller la campagne.

Les fenêtres de grenier: dans le Morbihan, certaines maisons comportent au grenier une fenêtre assez grande. Le chaume du toit fait un arc au-dessus de cette ouverture qui ne comporte donc pas de toiture particulière en saillie.

Les escaliers extérieurs: dans l’est et au sud de la région d’Auray, on trouve souvent de grands escaliers de pierre qui mènent au grenier et sont appuyés latéralement à une extrémité de la façade principale. Ces escaliers ne comportent pas de rampes.

Les fours: ils étaient parfois installés dans la cuisine. Leur foyer fait à l’extérieur un renflement cylindrique.

Les dépendances, lorsqu’elles existent, viennent se coller contre le mur postérieur ou, plus rarement, contre un pignon. A l’intérieur des terres, ces dépendances forment parfois un L avec l’habitation; dans le Morbihan, elles s’alignent au contraire dans son prolongement.

Les murs qui entourent la maison ne comportent parfois pas de portes mais une sorte d’échelle de pierre formée de gros blocs placés en saillie ou latéralement.

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